Avoir une bonne entreprise, c'est bien. Encore faut-il que les gens sachent qu'elle existe !
C'est probablement l'un des constats que je fais le plus souvent depuis que j'ai créé l'Agence DGH Sàrl. On rencontre régulièrement des entrepreneurs qui font un excellent travail. Des artisans passionnés, des indépendants compétents, des PME qui proposent de vrais bons services.
Et pourtant, quand on cherche leur entreprise sur Google, on ne trouve presque rien. Leur site internet n'a pas été mis à jour depuis plusieurs années, leur dernière publication sur les réseaux sociaux date de six mois et leurs clients satisfaits ne pensent pas forcément à laisser un avis.
À l'inverse, certaines entreprises sont beaucoup plus visibles, sans nécessairement être meilleures que leurs concurrents.
La différence ? Elles prennent le temps de communiquer.
Mais attention, améliorer sa visibilité ne veut pas forcément dire dépenser des milliers de francs en publicité, publier tous les jours ou engager une agence de communication.
Il y a déjà énormément de choses qu'on peut mettre en place soi-même.
Voici 10 actions concrètes que je privilégierais pour améliorer la visibilité d'une entreprise, que ce soit une PME, un artisan ou un indépendant en Suisse romande.
1. Commencer par une offre compréhensible en 3 secondes
C'est probablement le point le moins spectaculaire de cette liste. Et pourtant, pour moi, c'est l'un des plus importants.
Avant de chercher à être visible partout, il faut déjà être capable d'expliquer clairement ce qu'on propose.
Si quelqu'un arrive sur votre site internet ou votre profil LinkedIn, est-ce qu'il comprend immédiatement :
Ce que vous faites ?
À qui vous vous adressez ?
Quel problème vous résolvez ?
Pourquoi il devrait vous contacter ?
Si la réponse est non, il y a déjà quelque chose à travailler.
On a parfois tendance, en tant qu'entrepreneur, à vouloir montrer absolument toutes nos compétences. On ajoute des prestations, des termes techniques et des explications.
Résultat : à force de vouloir tout expliquer, on finit par perdre le visiteur.
Chez DGH, on travaille notamment sur le branding et le positionnement des entreprises. Et l'une des choses qu'on cherche à faire, c'est justement de rendre leur activité plus facilement compréhensible.
Mon conseil : demandez à une personne qui ne connaît pas votre entreprise de regarder votre page d'accueil pendant cinq secondes. Puis demandez-lui ce qu'elle a compris.
Sa réponse risque de vous apprendre pas mal de choses !
2. Optimiser sa fiche Google Business Profile
Si vous êtes un garage, un restaurant, un électricien, un salon de coiffure ou une entreprise qui travaille dans une région précise, votre fiche Google est probablement l'un de vos outils de visibilité les plus importants.
Et pourtant, beaucoup d'entreprises la créent une fois, puis n'y touchent plus.
C'est dommage.
Imaginez quelqu'un qui cherche « garage automobile Vevey » ou « peintre Lausanne ».
Cette personne ne cherche pas simplement des informations. Elle a potentiellement besoin d'un professionnel maintenant.
Votre objectif est donc d'être présent au moment où elle effectue cette recherche.
Pour cela, commencez par vérifier :
Les informations de votre établissement et vos horaires.
Les catégories et les services proposés.
La qualité et la régularité de vos photos.
Les avis de vos clients et les réponses apportées.
Les liens vers votre site internet et vos coordonnées.
Une fiche complète ne garantit pas la première place sur Google, mais elle aide à mieux présenter votre entreprise et à faciliter la prise de contact.
C'est d'ailleurs de ce constat qu'est née Solveed, notre offre dédiée à l'optimisation et au suivi des fiches Google Business.
On voulait proposer quelque chose de simple aux entreprises locales : travailler régulièrement leur présence sur Google, sans devoir gérer elles-mêmes chaque détail.
Mon conseil : commencez par chercher votre propre activité sur Google, comme si vous étiez un client. Regardez ensuite les trois ou quatre premières entreprises qui apparaissent.
Leurs fiches sont-elles plus complètes ? Ont-elles davantage de photos ? Plus d'avis ?
C'est déjà une excellente base de comparaison.
Je vais peut-être surprendre certaines personnes, mais je ne pense pas que toutes les entreprises aient besoin d'un site internet compliqué.
Pour beaucoup de PME et d'indépendants, un site simple, rapide et bien construit peut largement suffire.
En revanche, il doit remplir son rôle.
Et son rôle n'est pas uniquement d'être joli.
Un bon site doit permettre à un visiteur de comprendre votre activité, de découvrir vos prestations, de vous faire confiance et surtout de vous contacter facilement.
Ça paraît évident, mais on voit encore beaucoup de sites où il faut chercher plusieurs minutes pour trouver un numéro de téléphone ou un formulaire.
Quelques éléments que je considère comme essentiels :
Une présentation claire de l'entreprise.
Des pages qui expliquent les prestations.
Des réalisations ou des exemples de projets.
Des témoignages clients, lorsqu'ils sont disponibles.
Des coordonnées facilement accessibles.
Un site agréable à utiliser sur téléphone.
Il faut également penser au référencement naturel, le fameux SEO.
Par exemple, une entreprise active dans la rénovation à Lausanne a tout intérêt à expliquer précisément ses prestations et sa zone d'intervention plutôt que de se contenter d'une page intitulée « Nos services ».
Mon conseil : ouvrez votre site depuis votre téléphone et faites comme si vous le découvriez pour la première fois.
En moins de trente secondes, arrivez-vous à comprendre l'offre et à trouver comment prendre contact ?
Si ce n'est pas le cas, il y a probablement quelques améliorations à faire.
4. Demander des avis à ses clients satisfaits
C'est un réflexe que beaucoup d'entreprises n'ont pas encore.
Un client est content, il vous remercie, vous lui répondez avec plaisir… et l'histoire s'arrête là.
Alors qu'un avis Google aurait pu aider d'autres personnes à découvrir votre entreprise.
Les avis jouent un rôle important dans la confiance.
Entre deux établissements qui proposent un service similaire, une personne qui ne connaît ni l'un ni l'autre va naturellement regarder les expériences des autres clients.
Le problème, c'est qu'un client satisfait ne pense pas toujours à laisser un avis spontanément.
Il faut parfois simplement lui demander.
Pas besoin d'une procédure compliquée.
Un petit message après une prestation, un QR code à l'accueil ou une carte NFC peuvent déjà faciliter les choses.
Et surtout, pensez à répondre aux avis, y compris lorsqu'ils sont négatifs.
Une réponse professionnelle à une critique peut parfois en dire davantage sur votre entreprise que dix commentaires positifs.
Mon conseil : fixez-vous un objectif raisonnable, par exemple obtenir deux ou trois nouveaux avis authentiques par mois.
Sur une année, cela représente déjà une belle progression.
Évidemment, on parle ici de vrais avis de clients, sans contrepartie ni sélection artificielle.
5. Publier sur les réseaux sociaux, mais pas forcément tous les jours
On entend souvent qu'il faut publier constamment pour exister sur les réseaux sociaux.
Personnellement, je ne suis pas convaincu.
Je préfère largement une entreprise qui publie deux ou trois contenus intéressants par mois plutôt qu'une autre qui publie tous les jours simplement pour remplir son calendrier.
Le plus important, c'est de rester présent dans l'esprit de ses clients et de son réseau.
Et surtout, de montrer ce qu'on fait réellement.
Vous êtes artisan ? Montrez un chantier terminé.
Vous gérez un restaurant ? Présentez votre équipe, une nouveauté ou les coulisses de votre établissement.
Vous êtes consultant ? Partagez une réflexion, une situation rencontrée ou un conseil concret.
Pas besoin d'inventer des concepts incroyables à chaque publication.
D'ailleurs, sur mon propre LinkedIn, je remarque que les sujets les plus intéressants à partager viennent souvent simplement de mon quotidien d'entrepreneur : une décision prise, une erreur, une expérience ou un apprentissage.
Je pense qu'on sous-estime beaucoup la valeur de ce qu'on vit tous les jours.
Mon conseil : choisissez un ou deux réseaux adaptés à votre clientèle et tenez un rythme réaliste.
Mieux vaut publier régulièrement pendant un an que quotidiennement pendant trois semaines avant d'abandonner.
6. Montrer les personnes derrière l'entreprise
C'est un point auquel j'accorde de plus en plus d'importance.
On peut avoir un magnifique logo, un beau site internet et une identité visuelle parfaitement travaillée.
Mais au final, les clients travaillent avec des personnes.
Et c'est encore plus vrai pour les petites entreprises.
On veut savoir qui va venir chez nous, qui va gérer notre projet ou qui va répondre au téléphone.
Alors pourquoi cacher systématiquement les collaborateurs derrière des photos génériques ?
Chez DGH, on essaie de mettre davantage en avant les personnes, les projets et la vie de l'agence.
Et je pense que cette approche est valable dans pratiquement tous les métiers.
Une photo de l'équipe, une courte présentation d'un collaborateur ou une vidéo tournée au téléphone peuvent rendre une entreprise beaucoup plus humaine.
Il ne faut pas forcément un studio, une caméra professionnelle et trois heures de montage.
Parfois, une vidéo spontanée de trente secondes fonctionne très bien pour expliquer quelque chose.
Mon conseil : présentez au moins une personne de votre entreprise sur vos réseaux ou votre site.
Pas uniquement son prénom et son poste. Racontez aussi ce qu'elle fait et ce qu'elle apporte aux clients.
7. Faire du réseautage avant d'avoir besoin de clients
Je parle régulièrement de réseautage parce que c'est un élément qui a réellement compté dans le développement de mon activité.
Notamment avec le BNI, mais aussi à travers des événements professionnels, des rencontres et des échanges beaucoup plus informels.
Et s'il y a une chose que j'ai comprise, c'est qu'un réseau ne se construit pas du jour au lendemain.
Il faut du temps pour connaître les gens, comprendre leurs activités et développer une relation de confiance.
C'est aussi pour ça que je trouve dommage d'attendre d'avoir besoin de nouveaux clients pour commencer à réseauter.
D'autant plus que le réseautage ne consiste pas simplement à vendre ses prestations.
C'est aussi recommander d'autres professionnels, partager des contacts et créer des relations qui peuvent devenir utiles plusieurs mois, voire plusieurs années plus tard.
Et parfois, les meilleures opportunités viennent de personnes qui ne seront jamais directement vos clients.
Mon conseil : prévoyez au moins une occasion de rencontrer de nouveaux professionnels chaque mois.
Un événement, un déjeuner, une conférence ou même un simple café.
L'important, c'est la régularité.
8. Réactiver ses anciens clients et prospects
Quand une entreprise veut se développer, son premier réflexe est souvent de chercher de nouveaux contacts.
C'est logique.
Mais je pense qu'on oublie parfois les personnes qui nous connaissent déjà.
Les anciens clients, les prospects avec lesquels on avait échangé, les devis qui n'ont pas abouti ou les contacts rencontrés lors d'un événement.
Chez DGH comme chez Mediactif, c'est une démarche commerciale que je trouve particulièrement intéressante.
Parce qu'un « pas maintenant » ne veut pas forcément dire « jamais ».
Une entreprise qui n'avait pas de budget il y a six mois peut avoir lancé un nouveau projet.
Un prospect qui avait choisi un concurrent peut aujourd'hui chercher une autre solution.
Et un ancien client peut simplement avoir oublié qu'on propose certaines prestations.
L'objectif n'est évidemment pas de relancer les gens toutes les semaines.
Mais reprendre des nouvelles, demander comment évolue leur activité et leur rappeler ce qu'on fait peut suffire à rouvrir une discussion.
Mon conseil : reprenez les vingt derniers prospects avec lesquels vous avez eu un véritable échange, mais qui ne sont jamais devenus clients.
Un message personnalisé et sincère sera généralement plus intéressant qu'un e-mail commercial envoyé à 500 personnes.
9. Créer du contenu qui répond aux questions de vos clients
C'est l'un des sujets sur lesquels je pense que beaucoup de PME ont encore une vraie marge de progression.
Et c'est particulièrement intéressant pour améliorer sa visibilité sur Google, mais aussi dans les moteurs de recherche qui utilisent l'intelligence artificielle.
Aujourd'hui, une personne ne cherche pas uniquement « agence de communication Lausanne ».
Elle peut aussi poser des questions beaucoup plus précises :
Combien coûte la création d'un site internet en Suisse ?
Comment améliorer la visibilité de son restaurant sur Google ?
Est-ce qu'une petite entreprise doit être présente sur LinkedIn ?
Comment obtenir davantage de demandes de devis ?
Quelle différence entre une identité visuelle et un logo ?
Ce sont autant de sujets qu'une entreprise peut traiter sur son site internet.
Et contrairement à une publication sur les réseaux sociaux, un bon article peut continuer à attirer des visiteurs plusieurs mois après sa publication.
Mais attention : je ne parle pas d'écrire cinquante articles génériques uniquement pour placer des mots-clés.
Je parle de répondre réellement aux questions que vos clients vous posent.
Avec des exemples, des explications simples, des prix lorsque c'est pertinent et surtout votre propre expérience.
C'est aussi une approche que nous développons chez DGH : produire des contenus utiles, qui démontrent notre expertise plutôt que de simplement répéter que nous sommes une agence de communication.
Mon conseil : notez les dix questions que vos clients vous posent le plus souvent.
Vous avez probablement déjà vos dix prochains sujets d'articles !
10. Mesurer ce qui fonctionne et arrêter de communiquer au hasard
Dernier point, et pas des moindres.
Être visible, c'est bien. Mais encore faut-il savoir si cette visibilité apporte quelque chose.
Parce qu'une publication qui fait 10’000 vues n'est pas forcément plus intéressante qu'une autre qui en fait 500.
Tout dépend des personnes touchées et des résultats obtenus.
Personnellement, je préfère une publication qui génère deux discussions commerciales intéressantes à une publication qui fait beaucoup de bruit, mais ne débouche sur rien.
Même chose pour Google.
Avoir davantage de vues sur sa fiche d'établissement est encourageant, mais il faut aussi regarder les appels, les demandes d'itinéraire ou les visites vers le site internet.
Quelques indicateurs simples peuvent déjà aider :
Le nombre de demandes de contact reçues.
Les appels provenant de Google.
Les visites sur le site internet.
Les demandes de devis.
Les nouveaux avis clients.
Les rendez-vous obtenus grâce au réseau.
Les nouveaux clients et leur provenance.
Pas besoin d'un tableau de bord compliqué avec cinquante indicateurs.
Il faut simplement être capable de répondre à une question : qu'est-ce qui nous apporte réellement des opportunités ?
Mon conseil : pendant les trois prochains mois, demandez systématiquement à vos nouveaux clients comment ils vous ont connus.
Vous pourriez être surpris des réponses.
Par quoi commencer pour améliorer la visibilité de son entreprise ?
Si je devais reprendre la visibilité d'une petite entreprise demain, je ne chercherais pas à tout faire en même temps.
Je commencerais par cinq actions :
Vérifier que l'offre est claire et compréhensible.
Mettre à jour la fiche Google Business Profile.
Demander des avis aux clients satisfaits.
Reprendre contact avec d'anciens prospects.
Préparer quelques contenus simples pour les réseaux sociaux.
Ensuite seulement, je travaillerais plus en profondeur le site internet, le référencement naturel, la création de contenus et les autres canaux d'acquisition.
Parce que le problème de beaucoup d'entreprises n'est pas forcément de manquer d'idées.
C'est plutôt de vouloir tout faire en même temps, sans réussir à maintenir les efforts sur la durée.
Combien coûte l'amélioration de la visibilité d'une entreprise ?
C'est une question qui revient souvent, et la réponse dépend évidemment de la situation.
Une entreprise peut déjà améliorer sa visibilité avec un budget très limité, notamment en optimisant sa fiche Google, en demandant des avis, en publiant du contenu et en développant son réseau.
Ces actions ne nécessitent pas forcément de dépenses publicitaires, mais elles demandent du temps.
À l'inverse, certaines entreprises auront intérêt à investir dans un site internet, une identité visuelle, un accompagnement sur les réseaux sociaux ou des campagnes publicitaires.
Le bon budget n'est donc pas forcément le plus élevé.
C'est celui qui correspond aux objectifs, aux ressources et au stade de développement de l'entreprise.
Et surtout, il faut distinguer deux choses : être plus visible et obtenir davantage de clients.
La visibilité facilite les opportunités commerciales, mais elle ne remplace ni une bonne offre, ni un service de qualité, ni un suivi commercial sérieux.
Conclusion : la visibilité se construit rarement en une semaine
Avec le recul, je me rends compte qu'on cherche parfois des solutions beaucoup trop compliquées pour faire connaître son entreprise.
Une nouvelle plateforme, une campagne publicitaire, un outil miracle ou la dernière tendance sur les réseaux sociaux.
Alors que les bases ne sont pas toujours en place.
Une fiche Google incomplète, un site difficile à comprendre, des clients satisfaits qui ne laissent jamais d'avis ou des prospects qu'on ne relance pas.
Ce ne sont pas forcément des problèmes très spectaculaires.
Mais mis bout à bout, ils représentent énormément d'occasions manquées.
Je reste convaincu qu'une bonne visibilité ne se construit pas grâce à une seule grande action, mais grâce à des dizaines de petites améliorations répétées dans le temps.
Et c'est justement ce qu'on essaie de mettre en place avec les entreprises que nous accompagnons chez l'Agence DGH.
Pas simplement faire de la communication pour faire de la communication.
Mais aider les entreprises à être mieux comprises, plus facilement trouvées et davantage choisies.
Vous souhaitez améliorer la visibilité de votre entreprise ?
Chez l'Agence DGH, nous accompagnons les PME, les artisans et les indépendants en Suisse romande dans leur branding, leur communication digitale, leur site internet et leur visibilité locale.
Parfois, quelques ajustements suffisent déjà à faire une vraie différence.
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